Coffee ? Tea ? or me ? -2018

J’ai toujours aimé les rencontres hasardeuses de la vie, une courtoisie de premier abord, un lien se créer rapidement pour qu’une connivence se régit  .Une des dernières, est celle avec Amine, le tatoueur .Accompagnant un ami, habitué des ateliers de Tatouages, je me suis trouvé à la rencontre d’une discipline mystérieuse à mes neurones .Si depuis la nuit des temps et jusqu’à maintenant, l’humanité a toujours essayé de se relayer son histoire depuis les traces primitives en pochoir  jusqu’à la numérisation actuelle de la mémoire, je crois que le tatouage compte parmi les innombrables formes d’expression  que les artistes tatoueurs utilisent pour incruster une mutilation esthétique .Murs de caves ancestrales, toiles de peinture, écrans LED de tablette, film argentique composé de gélatines où une simple feuille blanche, sont tous des supports à  une transposition de pensée  qui peut être  historique, artistique  ou scientifique .L’artiste minutie son choix de support a son oeuvre ; que dire dans ce cas pour un tatoueur, on lui offre de la chair sans avant-propos .Une complexité d’interaction s’édifie entre l’artiste, la discipline, la chair, le récepteur, l’oeuvre, le propriétaire, la mutilation, la beauté, l’underground, l’amour, le non vu, la légitimité, la confiance et l’héritage . »S’auto s’offrir » en tatouages, un concept qui avoisine le principe de l’acte sexuel .Offrir du corps pour une quête de jouissance, qui selon le background de chacun peut prendre des formes différentes et extrêmes des fois .En Tunisie, ce plaisir comme tant d’autres se font sous les underware, en mode Taboo .