Et moi émoi …

D’une nuit si noire qu’on en voyait Dieu

Ils se tenaient droits les yeux dans les yeux

Ils se reconnaissent prédateur et proie

Unis par l’appel du sang

Les menants l’un vers sa mort l’autre vers sa vie

Si elle n’avait pas bu ce dernier verre

Si elle n’avai pas allumé cette dernière cigarette

Si elle n’était pas sortie ce soir

Si elle n’avait pas eue besoin de sortir ce soir

Si elle avait su qu’elle n’était pas aussi libre …

Libre

Si ce maudit papillon à l’autre bout du monde

n’avait pas battu ses ailes

Des si à en changer quoi ?

Son déluge ?

Sa mort ?

Pour le bien de qui ? Le prédateur qui ne cesserait de l’être ?

Pour ceux qui se lèvront sur un Aube sans elle ?

Qui auront à apprendre à vivre sans elle ?

Et pourtant le papillon bats ses ailes

Et poutant le prédateur est créé

Et pourtant elle croit qu’elle est libre

Les pièces se reconstituent les menants l’un face de l’autre

sur les rives du boyau

Pour jouer l’acte ultime de la vie

D’une beaué hideuse

Texte S.M